Prise en main de l’imprimante 3D – Creality CR10-S

Pas d’électronique ou de programmation cette semaine, je vous propose de m’accompagner dans le montage et la première impression de la Creality CR10-S. C’est ma toute première expérience avec une imprimante 3D et je pense que partager mon expérience, au niveau montage, difficulté rencontrer et calibrage m’aurait moi-même aidé.

Cet article s’adresse essentiellement aux débutants qui veulent aussi se lancer ! L’objectif est de voir ensemble toutes les étapes par lesquelles je suis passé et toutes les erreurs que j’ai corrigées et que vous êtes également susceptible de rencontrer.

Pourquoi la Creality CR-10S ?

Je pense que comme moi avant même de décider d’acheter une imprimante 3d vous avez entendu parler de la CR10. Elle est l’ancêtre de la CR-10S et a été un grand succès pour Creality.

Cette imprimante chinoise a été rendue célèbre grâce à sa grande qualité d’impression et son prix dérisoire. Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi du comment, vous n’avez qu’à taper son nom sur YouTube pour vous rendre compte du phénomène.

La CR10-S est la mise à jour de la CR-10, le hardware est le même, mais quelques fonctionnalités niveau software ont été ajoutées ainsi qu’un détecteur de fin de filament. Voici un lien si vous voulez en savoir plus.

Cet article ne va pas traiter des qualités techniques de cette imprimante, mais de son montage suivi de sa première utilisation. Je ne vais pas m’étaler plus que ça sur cet aspect. Sachez simplement que selon beaucoup, cette imprimante est la meilleure du marché pour moins de 500€.

Le déballage

Pour commencer il faut savoir que j’ai commandé celle-ci sur Gearbest. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’ai pas été satisfait pas la prestation du transporteur GLS.

J’ai loupé leurs appels me prévenant de leurs arrivées et de ce fait ils ne se sont pas donné la peine de sonner… Même si j’avais confirmé ma présence le jour de ladite livraison.

Bref, le colis n’a pas été trop abimé et j’ai pu le transporter à son lieu ‘d’exposition’ sans encombre malgré ses 14.42kG.

Sa contenue est protégée par de la mousse rigide noire et trois parties se distinguent à l’intérieur de celui-ci. La structure inférieure avec le plateau chauffant, l’axe X et Z qui correspondent à la partie supérieure de l’imprimante et la boite à composants.

Mousse de protection

Contenu carton

La boite des composants contient divers objets tels que l’alimentation, les outils les quelques composants nécessaires pour monter l’imprimante (avec des rechanges) puis une notice.

Les plus sont quand même l’échantillon de filament assez conséquent qu’ils donnent ainsi que l’adaptateur micro SD USB ! Vous trouverez l’inventaire de tout ça sur la seconde page de la notice.

La carte mini SD contient également une notice d’utilisation avec un exemple d’impression et Cura. C’est le logiciel qui permet d’adapter des fichiers .stl en gcode que l’imprimante pourra lire. Nous y retournerons plus tard.

Une fois que j’ai vérifié la présence de tous les composants, j’ai commencé le montage.

Le montage

J’ai dans un premier temps monté le porte-filament sur l’unité centrale. C’est très simple, vous n’avez qu’à utiliser les visses de serrages de la même manière que sur l’image. Pour des raisons pratiques, j’ai fini par monter celle-ci dans l’autre sens.

En effet, si vous comptez utiliser des filaments de 1kg la taille de la bobine empêchera le bon déroulement de celle-ci durant une impression.

Attention

Dans ce sens et avec le poids d’une bobine d’1kg il est fort possible que l’unité centrale se renverse. Pensez donc à la fixé (avec du scotch par exemple).

Pour fixer la partie inférieure et supérieure il y a 4 visses à placer depuis le dessous de la partie inférieure.

IL faudra également placer deux renforts en métal sur les deux côtés de celle-ci. Une fois cela fait, bravo le squelette de l’imprimante est monté !

Vous n’avez plus qu’à branché tous les câbles de l’unité centrale aux 3 axes X,Y,Z. Je n’ai pas détaillé cette partie plus que ça puisque c’est assez intuitif, vous n’avez qu’à suivre le guide et tout se passera bien 😉

L’imprimante est désormais montée ! Avant de passer au premier test, nous allons la calibrer. C’est dans cette partie que j’ai rencontré le plus de problèmes.

La calibration

Les steppers moteurs utilisent des courroies pour transmettre le mouvement et la plupart des éléments qui composent l’imprimante sont munis de roulement réglable avec des visses réglables. Munissez-vous des petites clés à molette fournies dans la boite à outils pour resserrer/desserrer celles-ci.

Le but est de vérifier que les roulements ne tournent pas dans le vide tout en s’assurant que la pièce glisse toujours aussi bien.

Pour ma part, j’ai dû resserrer l’extrudeur qui avait du jeu dans je l’ai reçu ! Sinon tout était à peu près correct…

Je vous conseille aussi de vérifier la tension des courroies avant d’allumer la machine pour continuer les calibrations. J’ai pour ma part été bloqué un moment par la courroie Y qui était distendue. Cela empêchait le stepper moteur d’être précis et de fonctionner correctement.

Les courroies sont fixées avec des bagues en fer, pour les resserrer j’ai ajouté des serflex en guise de bague complémentaire comme sur l’image ci-dessous :

Il est maintenant temps de lancer l’imprimante pour la première fois !!

Nous allons maintenant ajuster la hauteur du plateau. Pour ce faire, et pour vérifier que les mécanismes de fin de course fonctionnent correctement. C’est la fonction ‘auto home’ qui permet cela :

Elle m’a ainsi permis de détecter un défaut de fonctionnement du bouton de fin de course qui s’activait trop tard. Je l’ai tordue de la manière suivante pour qu’il s’active plus tôt :

Une fois que le ‘auto home’ parait correct, on peut commencer à calibrer la hauteur du plateau avec les visses d’ajustement situé sur le dessous.

L’objectif est de tout juste laisser la place de passage d’une feuille de papier entre la buse et le plateau. La buse doit toucher suffisamment le papier pour ralentir son mouvement sans pour autant le bloquer.

Il est maintenant temps de réaliser la première impression !

Première impression

Avant tout chose, j’ai introduit mon filament dans l’imprimante.

Pour ce faire, il faut le glisser à travers le détecteur de fin de filament puis dans le circuit menant à la buse. Une fois arrivé à la buse, j’ai préchauffé celle-ci selon le type de filament utilisé.

Pour du PLA, elle se préchauffera à 185°C. Vous n’aurez ensuite plus qu’à sélectionner l’option ‘load’ dans le menu de l’imprimante. Cela aura pour effet de mécaniquement pousser le filament. Si tout se passe bien, vous verrez du plastique couler de la buse abondamment.

A noter

La fonction load qui pousse le filament artificiellement dans la buse se stop au bout de quelques secondes.

Votre imprimante est maintenant fin prête à imprimer (youpi).

En guise de première impression j’ai au début pensé que le .gcode déjà chargée sur la mini carte SD aurait été parfait, mais ça, c’est pas passé exactement comme prévu…

Au final, peu importe l’impression ce qui importe, c’est que la toute première couche soit correcte ! Ce qui n’est pas évident en tant que véritable débutant…

Ma première couche se décalait au début… Pourquoi ? Et bien la courroie que j’ai resserrée ne l’était pas suffisamment. De ce fait, lorsqu’un mouvement rapide s’occultait au niveau de l’axe Y, quelques crans de courroie sautaient et cela avait pour effet de décaler l’impression…

Une fois corrigé, j’ai enfin eu une première couche correcte ! Après plusieurs heures je me suis rendu compte que cette impression n’était pas si idéale pour débuter… Elle allait durer plus de 10 heures et était assez complexe à gérer pour l’imprimante…

Comme première impression il est commun d’avoir modèle simple, mais qui permet de tester l’imprimante. J’ai trouvé un simple cube avec le nom des axes sur ses côtés sur thingiverse qui a été un parfait sujet d’étude.

Cette impression simple d’à peine 20 minutes m’a permis de rapidement identifier d’éventuelles erreurs. J’en ai imprimé 1 de chaque couleur et comme vous pouvez le voir ci-dessous. Pas d’erreurs majeures à signaler !

Hormis des détails la seule amélioration majeure à ajouter pour ma part est l’acquisition d’un spray pour impression sur verre. En effet le défaut du verre sur lequel j’ai imprimé le cube est que le plastique a parfois du mal à adhérer au niveau de la première couche…

Pour y remédier, j’ai acheté un spray collant pour surface en verre. Ça coute un peu plus de 10 euros sur Amazon seulement et il est conseillé de nettoyer ensuite avec de l’alcool afin de dissoudre les résidus de colle.

J’ai depuis peu testé d’autres impressions, notamment un support de câble arduino bien pratique qui va venir remplacer mon ancien système que j’avais d’ailleurs présent dans l’article ci-contre :

Cela conclut ma première prise en main avec la Creality CR10-S. Pour moi, l’imprimante 3d est l’un des outils indispensables pour les années à venir et je lui réserve déjà beaucoup de projets!!

J’espère qu’au travers de cet article vous aurez appris quelque chose!